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Le sommet annuel de l’Union africaine doit continuer à mettre l’accent sur la paix et la sécurité

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Nairobi – Paris, le 4 février 2021 – À la veille de l’ouverture du 34ème sommet de l’Union africaine qui se tiendra virtuellement du 6 au 7 février prochains, la Fédération internationale pour les Droits Humains (FIDH) et neuf autres organisations exhortent la Commission de l’UA à continuer de mettre l’accent sur la paix et la sécurité. Une lettre letter a été adressée dans ce sens au président H.E Mahamat Moussa Faki.

La paix et la sécurité constituent un thème essentiel et une priorité absolue à l’ordre du jour de l’Union et doivent continuer à l’être. Les 10 groupes de réflexion régionaux et organisations de la société civile soussignés saluent la prolongation de 10 ans de la feuille de route directrice de l’UA sur la réduction des armes (AUMR) – une décision prise en décembre dernier. Ce projet phare, adopté en 2017, vise à lutter contre l’insécurité et à consolider la paix sur le continent.

Ces objectifs sont particulièrement importants dans cette période : les répercussions socio-économiques de la pandémie de Covid-19 engendrent une certaine instabilité alors que les pays s’efforcent de rendre les vaccins accessibles et abordables. Dans le même temps, plusieurs conflits armés touchent les civils – y compris des enfants – tués, mutilés ou déplacés. Le tout dans un contexte de failles persistantes en matière de gouvernance et à l’approche d’échéances électorales, souvent à l’origine de conflits. Dans notre lettre, nous exprimons au président Faki « notre espoir de voir reconnue l’importance de ces questions lors du 34e sommet de l’UA et l’adoption d’un programme clair pour 2021 ».

Alors que le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, se prépare à présider l’Union pour l’année à venir, nous saluons le thème annuel : Arts, culture et patrimoine, une occasion d’« enraciner la culture de la paix et de la tolérance », comme le prévoit l’agenda continental pour les 50 ans à venir, qui aspire à une Afrique pacifique et sûre. [1]

En tant qu’organisations non gouvernementales, nous pouvons être plus efficaces si nous avons notre siège à la table, pour mener des dialogues multipartites ancrés dans le constitutionnalisme, les droits humains et l’État de droit et pour participer aux délibérations de l’UA sur la paix et la sécurité. Nos organisations sont désireuses d’agir en tant que partenaires constructifs pour évaluer les succès et les lacunes du programme Silencing the Guns, tout en fixant des objectifs pour les dix prochaines années en matière de paix et de sécurité.

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