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Mali: la France affirme avoir eu un rôle secondaire dans les négociations sur les otages

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Quatre jours après la libération de Sophie Pétronin, de Soumaila Cissé et des deux otages italiens, les zones d’ombres restent nombreuses. La France, elle, en tout cas l’assure : son rôle dans cette affaire n’a été que secondaire.

« L’opération a été mené par les Maliens, les termes de la négociation n’ont pas été menés par la France ». Tel est le message que fait passer l’Elysée, alors que les conditions de la libération de Sophie Pétronin suscitent des questionnements.

Si les services extérieurs des deux pays ont travaillé ensemble, c’est Bamako qui a gardé la main dans ce dossier, explique l’entourage du chef de l’Etat. Celui-ci assure ainsi que Paris n’a payé aucune rançon. « La liste des contreparties n’a pas été discutée avec nous », ajoute l’Elysée en référence aux jihadistes libérés par les autorités maliennes. Quelle réaction alors à ces remises en liberté ? « Il y a un prix à toute libération », lâche un conseiller, fataliste.

Le palais présidentiel précise en outre qu’à aucun moment, la France n’est intervenue pour favoriser un intermédiaire, contrairement à ce qu’affirmait vendredi Jeune Afrique puis Mediapart dimanche. Les deux sites français expliquaient que Paris aurait retardé la libération de Soumaïla Cissé, en exigeant que celui-ci soit libéré en même temps que Sophie Pétronin.

« Faux », rétorque l’Elysée. Si les négociations avaient débuté avant le putsch, « les termes de l’échange n’ont pas été modifiés » après le coup d’Etat, assure-t-on. Seule évolution, selon l’entourage du président français : « une accélération notable » des nouvelles autorités sur ce dossier des otages. Ces dernières avaient, selon l’Elysée « la volonté » de parvenir « à un dénouement ».

Emmanuel Macron a appelé vendredi Bah N’Daw, le président de la transition malienne, pour le remercier de la libération de Sophie Pétronin. Au cours de ce premier entretien téléphonique, les deux hommes ont également discuté des volets opérationnel et politique de la lutte contre le terrorisme. Jean-Yves Le Drian, le ministre français des Affaires étrangères, doit se rendre à Bamako d’ici fin octobre pour rencontrer les nouvelles autorités du pays.

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