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Différend frontalier maritime: le Kenya rappelle son ambassadeur en Somalie

Le Kenya a rappelé, samedi 16 février, son ambassadeur en Somalie et expulsé l’ambassadeur somalien, à Nairobi. Il a ainsi protesté contre la décision du gouvernement somalien de mettre aux enchères des gisements pétrolifères et gaziers dans une zone maritime disputée entre les deux pays.

La vente aux enchères des gisements pétrolifères et gaziers dans une zone maritime disputée entre les deux pays aurait eu lieu le 7 février dernier, à Londres. C’est ce que dénonce le ministre kenyan des Affaires étrangères. Une vente organisée unilatéralement par la Somalie dont les acheteurs viendraient d’Irlande du Nord et de Norvège.

« Un affront, une agression envers le Kenya qui ne restera pas sans réponse », menace le ministre Kenyan.

Potentiels importants

La zone de discorde est un triangle de 100 000 kilomètres carrés au large des côtes kenyanes dans l’Océan indien. Les deux pays se disputent la souveraineté de cette zone aux potentiels pétrolifères et gaziers importants.

Selon la Somalie, la frontière maritime devrait être le prolongement de la frontière terrestre et s’étirer, dès lors, en direction du sud-est. Le Kenya, de son côté, revendique une délimitation en ligne droite, partant de la frontière terrestre, parallèle à la latitude.

Question pas encore tranchée

Saisie par Mogadiscio en 2014, la Cour internationale de Justice n’a pas encore tranché la question. Nairobi ne considère cependant pas cette instance comme compétente et milite pour des négociations entre les deux pays.

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