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La Cédéao impose des sanctions contre les dirigeants maliens

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ACCRA, 7 novembre (Reuters) – La Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cédéao) a imposé dimanche des sanctions contre les dirigeants au pouvoir au Mali en raison de la lenteur de la transition vers la démocratie depuis le coup d’Etat de l’été dernier.

Le gouvernement par intérim au Mali, qui a pris le pouvoir après le renversement par l’armée du président Ibrahim Boubacar Keïta en août 2020, s’était engagé auprès de la Cédéao à superviser une transition de 18 mois vers un régime démocratique qui devait déboucher sur des élections présidentielle et législatives d’ici le 27 février 2022.

Depuis peu de progrès ont été réalisés et le gouvernement de transition a laissé entendre à plusieurs reprises que les élections pourraient être retardés.

Dans un communiqué publié à l’issue de son sommet à Accra, au Ghana, la Cédéao a déclaré que les autorités par intérim du Mali l’avaient informée « de leur incapacité à respecter la date butoir pour la transition de février 2022 ».

Les sanctions incluent des interdictions de voyage et un gel des avoirs pour tous les membres du gouvernement de transition ainsi que certains membres de leur famille, précise le communiqué de l’organisation intergouvernementale ouest-africaine.https://s.france24.com/media/display/3eebedc8-d78e-11e9-a0d7-005056a964fe/w:1280/p:16x9/afrique-g5sahel-cedeao.jpg

La Cédéao envisage par ailleurs des sanctions supplémentaires en décembre si aucun progrès n’est réalisé.

Un porte-parole du gouvernement malien par intérim n’a pas répondu dans l’immédiat à une demande de commentaires.

En Guinée, également théâtre d’un coup d’Etat qui a renversé le président Alpha Condé en septembre, la Cédéao avait exigé que la transition ne dure pas plus de six mois. Dimanche, elle a dit avoir nommé le diplomate ghanéen Mohamed Ibn Chambas comme émissaire spécial auprès des dirigeants guinéens.

Le président guinéen par intérim Mamadi Doumbouya, qui a dirigé le putsch, s’est engagé à mener une transition vers la démocratie, sans toutefois fixer de calendrier.

En septembre, la Cédéao a également décidé d’imposer des sanctions contre des responsables de la junte au pouvoir en Guinée.

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