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Migrants dans la Manche : l’armée britannique renforce son soutien logistique aux gardes-côtes

Plus de 4 500 migrants sont arrivés au Royaume-Uni sur des embarcations de fortune depuis le début de l’année – soit plus du double du total de l’année 2019.

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La mesure doit tenter d’endiguer les arrivées record de migrants tentant de traverser illégalement la Manche depuis la France. Dimanche 16 août, l’armée britannique a annoncé déployer un avion de surveillance supplémentaire et du personnel de la Royal Navy pour assister les gardes-côtes britanniques, afin de rendre cette voie « impraticable ».

« Ces traversées dangereuses mettent des vies en danger et il est normal que nous assistions la Border Force en apportant des capacités en spécialistes pour mettre fin à cette attitude criminelle », a expliqué le ministre de la défense Ben Wallace dans le communiqué.

Arrivées doublées en 2020

Selon les décomptes de l’agence anglaise PA Media, plus de 1 000 migrants sont arrivés au Royaume-Uni sur des embarcations de fortune depuis dix jours et plus de 4 500 depuis le début de l’année – soit plus du double du total de l’année 2019.

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Face à cet afflux, Londres avait également demandé à la France d’en faire plus, provoquant une réaction agacée de Paris. Le gouvernement français demande au Royaume-Uni de verser 30 millions de livres (33,2 millions d’euros) pour financer les contrôles le long de la Manche, rapporte le Sunday Telegraph, dimanche dernier. Pour mettre la pression sur la France, le secrétaire d’Etat à l’immigration, Chris Philp, s’est rendu mardi à Paris demander des efforts supplémentaires. Samedi, les autorités maritimes françaises ont secouru 31 migrants, dont trois enfants et un nourrisson qui tentaient de traverser la Manche.

Selon le quotidien britannique The Guardian, la ministre de l’intérieur, Priti Patel, a déclaré à des députés que les migrants venaient en Grande-Bretagne parce qu’ils pensent que la France est « un pays raciste » où ils risquent d’être « torturés ». Les sources gouvernementales interrogées par la presse ont souligné que la ministre ne partageait pas cette opinion mais voulait expliquer les facteurs mis en avant par les migrants.

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